Thème du dîner-débat « Entreprises et droits de l’homme : quels enjeux pour quel modèle de société ? »

Invitée : Madame Dominique de la GARANDERIE, avocat et ancien bâtonnier de Paris, administrateur indépendant de RENAULT.

Dominique de la GARANDERIE est venue partager avec une soixantaine de femmes juristes d’entreprise et avocats sa conviction de l’influence positive que peuvent avoir les entreprises sur la protection des droits de l’homme, qu’il s’agisse des droits de l’homme au travail ou encore des droits humains dans la sphère d’influence des entreprises.

Avocat en droit social, elle est l’un des tous premiers spécialistes de sa matière à avoir fait prendre conscience aux acteurs économiques que la gestion des ressources humaines, notamment au travers du droit social, a un impact direct sur la vie quotidienne et le développement économique et social des entreprises. Dépassant le traditionnel clivage entre représentants et détracteurs de l’entreprise, elle a démontré que le droit social, certes souvent perçu comme source de nombreuses contraintes pour les entreprises, est aussi un véritable instrument de progrès social.

C’est dans ce contexte de la défense des droits humains et de l’éthique que son combat en faveur de la promotion des femmes juristes dans la vie économique trouve tout son sens. Et que ce soit dans l’enceinte du Women’s Forum à Deauville ou dans le cadre de son activité d’avocat, elle porte la voix de toutes les femmes qui se heurtent au plafond de verre ou qui vivent des situations d’inégalité.

C’est donc tout naturellement que Dominique de la GARANDERIE s’est tournée il y a déjà quelques années vers ce qui est devenu non seulement une composante mais aussi une valeur ajoutée des entreprises, la RSE. C’est d’ailleurs en 2008 qu’elle a publié son livre « La longue marche. L’entreprise, les droits humains et la mondialisation ».

Les développements politiques et économiques au cours de ces dix dernières années font un large écho à son engagement et lui donnent raison, si l’on constate la prolifération des Chartes dans les grands groupes ou encore la création du Haut Comité de gouvernance d’entreprise, en charge du suivi de l’application des recommandations issues du Code AFEP-MEDEF, dont elle est membre. Mais il est certain que si beaucoup a été fait en la matière, rien n’est acquis !